Témoignage de Mike-Anthony

Ce stage en Thaïlande, étant pour moi la suite du Projet Laos 2017, m’a permis de faire encore plus grandir mon âme.  Je suis complètement sous le charme des Thaïlandais (après avoir été sous celui des Laos).  Ces gens pauvres, ayant le cœur grand comme le monde, me touchent énormément. Par exemple, je vais me souvenir longtemps de la journée où j’ai perdu une sandale à l’école : le concierge, faisant la peinture, m’a offert les siennes. Geste simple qui paraît banal, mais qui prend un sens profond pour moi : cet homme, ne vivant visiblement pas dans la fortune, était pourtant prêt à donner sa paire de sandales pour le bien de l’autre, et ce, même en ne possédant presque rien dans la vie.  Quelle sensibilité envers l’autre!

Dans le même ordre d’idées, vivre quotidiennement la triste réalité des Thaïlandais, où se côtoient la fragilité et la vulnérabilité ainsi que la force et la joie, donne une bonne leçon de vie à tous et toutes.  Ces personnes survivent à la pauvreté et à la précarité grâce à leur persévérance et à leur solidarité; pourtant, ils ont toujours le sourire. La pauvreté et l’itinérance, partout ailleurs, y compris à Montréal, n’échappent pas à ce principe. Ceux qui vivent cette réalité ont une force et un courage incroyables et ils doivent être des modèles pour tout le monde. En d’autres mots, il est important de se rendre compte de notre chance et de faire tout pour améliorer les conditions de vie de ces gens plutôt que de les ignorer, comme c’est souvent le cas. Cela débute par la reconnaissance de l’autre et le respect de sa dignité.

Par ailleurs, j’ai adoré ma seconde expérience en enseignement. Les jeunes aux yeux intelligents et remplis d’idées m’ont apporté une belle et immense énergie! Ils vont, eux aussi, demeurer dans mon cœur!  Je souhaite un meilleur avenir à ces jeunes débordant de talents, aussi différents qu’ils puissent être!

En conclusion, les Thaïlandais, petits et grands, ont une belle âme : une âme de bonté et de sagesse!  Cela permet de développer avec eux de vraies relations, honnêtes et profondes.

Mike-Anthony

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Alexis Godin

Témoignage d’Alexis Godin

Le voyage en Thaïlande 2018 m’a offert plusieurs expériences mémorables. Plusieurs d’entre elles ont été plus marquantes que d’autres. Par exemple, enseigner à des enfants qui ne possèdent presque rien m’a vraiment bouleversé. Cela m’a permis de réaliser que le manque de ressources matérielles affecte les conditions d’apprentissage dans ces régions éloignées de la Thaïlande. Les jeunes Thaïlandais, notamment ceux que nous avons eus dans nos classes, entreprennent leur scolarité avec un lourd handicap.

De plus, la chaleur et l’humidité dans cette région m’ont clairement marqué. C’était super impressionnant d’être tout mouillé juste en marchant dehors! Et que dire de ces  journées à travailler à la rénovation d’une clôture sous cette chaleur accablante : cela était dur et exigeant, mais ce fut tellement gratifiant de finalement terminer ce projet! Heureusement, l’attitude positive de la majorité d’entre nous était une excellente source de motivation.

Les nuits au camp n’étaient pas les meilleures, puisqu’il faisait souvent trop chaud et que les lits étaient plus ou moins confortables, mais nous pouvions tout de même nous reposer suffisamment pour être performants au travail le lendemain. Les ventilateurs étaient clairement nos meilleurs amis le soir. Cependant, lorsque l’électricité venait à manquer durant la nuit, l’humidité et la chaleur rendaient le sommeil presque impossible.

En ce qui a trait à la nourriture, c’était un peu plus difficile. Malgré les efforts de la cuisinière pour varier les repas, ces derniers finissaient par se ressembler : riz, légumes et viande. À la fin de la deuxième semaine, bien que c’était pénible de se nourrir avec du poulet et du riz au déjeuner, nous nous forcions un peu et l’objectif, soit de se remplir l’estomac, était atteint! Même si c’était agréable d’être constamment entourés de personnes joyeuses et sympathiques, nous avions parfois besoin de nous isoler pour relaxer un peu : le site était assez grand pour aller faire une marche! Par ailleurs, les excursions dans les remorques de pick-up étaient vraiment agréables, cela faisait différent de Montréal, où c’est interdit, et cela me rappelait les balades en voiture de ma jeunesse.

Alexis Godin

Témoignage de Réal

Que dire d’une expérience comme celle que nous venons de vivre en Thailande ? La durée a été courte. À peine le temps d’atterrir de l’autre côté de la planète après 20 heures de vol, de prendre contact avec une culture différente de la nôtre, un autre climat, une autre façon de vivre le rapport au temps, le rapport aux objets…Ne restent que des images fugaces, des sensations, des impressions.

Le rapport à l’environnement d’abord : de la chaleur lourde, humide. Travailler dans ces conditions pour nous, nord-Américains, demande un effort auquel nous ne sommes pas habitués. Le corps rechigne avant de lentement s’adapter. Au moment d’écrire ces lignes, nous sommes presque à la fin du projet et nous commençons à peine à nous sentir bien en travaillant. Mais malgré tout, cette humidité, toujours, qui vous colle à la peau…

Le lien avec les gens : il est ténu. La langue est une barrière importante. Le thai est une langue difficile que l’on ne maitrise pas facilement. Cela limite énormément les rencontres au sens fort du terme. Cela dit, rencontre il y a quand même. Dans les grandes villes, les rapports sont toujours viciés par les échanges économiques : nous sommes des touristes qui avons de l’argent. Ce que les gens de l’endroit attendent de nous est que nous le dépensions; cela marque les rapports d’emblée dans les villes. À la campagne, où nous nous trouvions, les relations étaient différentes. Nous étions perçus comme des personnes éduquées qui allaient aider les enfants dans leur apprentissage scolaire, ce qui est une chose respectée dans cette partie de la Thaïlande où les effectifs scolaires sont très limités. Nous avons été bien reçus dans les divers établissements où nous avons donné de notre temps. Mais outre les relations administratives, les interactions avec les enfants ont été très riches. Nous sommes en face d’êtres qui ont une grande soif d’apprendre et aussi d’enfants qui adorent rire. Leur joie de vivre est en effet incroyable : tout les amuse! Le moindre mot prononcé un peu maladroitement, la moindre mimique pour appuyer une parole déclenche chez eux des rires. Même choses pour les jeux. Ils possèdent les meilleures aptitudes pour apprendre, et ce, dans le plaisir. Et en plus, ils sont reconnaissants de ce qu’on leur apporte.

Qu’est qu’on rapporte d’un voyage comme celui-là? Un élargissement du toujours connu, une sortie de sa zone de confort, un regard sur un monde différent du sien, sur une autre façon de vivre, une autre manière d’affronter la vie avec des enjeux différents des nôtres, une prise de conscience in vivo de ce que cela signifie de vivre dans un monde moins choyé que le notre. Et ce que l’on rapportera, au final, peut-être même à notre insu, c’est une vision du monde qui ne sera plus jamais la même. Une sensibilité plus grande aux inégalités entre les êtres… Et pour le reste, cela appartient au monde en devenir…

 

Ce voyage avec ses images m’a inspiré un poème que je joins à ce témoignage. Il s’intitule Isan, du nom de la région où nous avons travaillé.

 

Isan

rizières de carrés verts

aux dos courbés dans l’eau brune

 

cabanes fragiles sous un soleil pesant

comme un soupir oppressé

à la recherche de lui-même

 

pauvreté figée dans le temps des hiers

accumulés en montagnes de prières muettes

 

paysans en attente sous le regard

des riches Bouddhas immobiles

au service des militaires climatisés

 

Réal.

Témoignage de Vincent

Une aventure d’aide humanitaire à l’international exige une grande capacité d’adaptation. Celle-ci peut provenir d’expériences passées ou se développer à travers l’aventure elle-même. Dès l’arrivée en terre étrangère, le corps débute sa mutation pour s’adapter au climat et à la gastronomie locale. Cependant, notre expérience ne se résume pas qu’à ces adaptations, car nous sommes un groupe de seize personnes de tous âges et de tous horizons dans un pays lointain aux coutumes parfois insolites. Nous devons apprendre à vivre ensemble, à s’accepter et à se respecter. Cela représente un parcours souvent semé d’embûches qui demande patience et tolérance. Ce défi n’est pas insurmontable ! En fait, je crois que nous y sommes parvenus. À partir de ce moment, la force de l’équipe a pris le dessus nous permettant de réaliser des exploits comme de construire une clôture en bambou ou d’enseigner à trente enfants qui parlent une langue différente. Bref, nous avons pu nous adapter et nous améliorer ensemble pour accomplir la mission que nous nous étions donnés et, à notre façon, rendre le monde meilleur.

Vincent

Témoignage de Sanaa

On dit que sortir de notre zone de confort nous apprend des choses sur nous-mêmes. En venant en Thaïlande, je sortais clairement de ma zone de confort : un nouveau climat, un nouveau régime alimentaire et une culture différente. Je me suis rendues compte qu’au bout de 3 jours de l’adaptation a été faite sauf peut-être pour la nourriture. De plus, je ne pensais jamais pouvoir interagir avec des enfants, et pourtant ça s’est fait et j’ai même eu du plaisir à le faire. Le fait de voir comment les gens apprécient les choses simples de la vie nous pousse à nous remettre en question. J’ai énormément aimé cette expérience. Merci Rahabi et merci au Collège de Rosemont!

Sanaa

Témoignage de Sabrine Gosselin

Le voyage en Thaïlande 2018 est ma deuxième expérience en Thaïlande. En effet, j’ai participé au voyage humanitaire en 2016, organisé par Rahabi et le Collège de Rosemont. Ces deux voyages ont été pour moi deux expériences complètement différentes. En 2016, le projet était principalement composé de travail physique; nous avons changé la canalisation d’eau d’un village du nord de la Thaïlande. Cette année, en revanche, le travail était à la fois physique et intellectuel; construction d’une clôture de bambou en matinée, enseignement de l’anglais dans les écoles en après-midi. L’enseignement en après-midi était une toute nouvelle expérience pour moi. Au départ, cela représentait un obstacle considérable, étant donné que les étudiants auxquels on enseignait ne parlent ou ne comprennent pas l’anglais, et aucun coopérant ne comprends ou ne parle le thaï. Puis, au fil des jours, un lien s’est créé entre coopérants et étudiants. Le résultat final fut un apprentissage mutuel de la langue, de nos expériences et nos coutumes.

Sabrine

Témoignage de Mélissa

Le voyage en Thaïlande m’a permis d’en apprendre plus sur moi-même et la culture d’un autre pays. Je ne pensais pas apprécier donner des cours à des enfants au début, mais finalement j’ai adoré. Ce n’était pas facile, car ils comprennent très peu l’anglais, mais j’ai fini par m’y habituer et développer des moyens pour me faire comprendre. Les enfants aiment beaucoup participer au cours, ce n’était jamais ennuyant. Ce sont des enfants qui ont le désir d’apprendre, mais qui n’ont pas nécessairement les ressources à leur disposition. C’est une expérience inoubliable et qui forge une vie.

Mélissa